le levé de jambe passif

 

PHYSIOLOGIE

Il s’agit d’une manœuvre permettant de reproduire les effets hémodynamiques d’une expansion volémique, par transfert de volume sanguin du secteur veineux (territoire splanchnique et membres inférieurs) au secteur central. Le LJP reproduit les effets cardiovasculaire d’un remplissage d’environ 300cc.

Cela aura pour conséquence d’induire une augmentation de pré-charge cardiaque par augmentation de pression du secteur systémique. Ainsi si le patient est « pré-charge dépendant » les LJP entrainera une augmentation du débit cardiaque.

PROCEDURE

Le patient doit être alité, sous ventilation mécanique, sédaté. En position horizontale a plat, lever les jambes de celui ci a 45°

Capture d’écran 2017-02-15 à 11.42.05

Les effets se manifeste en 30 s, par une augmentation de la PAS et de la PAM ainsi que d’une baisse du delta PP (cf. cours)

AVANTAGES

Cette manœuvre , reste la seule à être un facteur prédictif de réponse au remplissage aussi bien chez les patients déclenchant le respirateur que ceux en ventilation spontanée et en arythmie cardiaque, contrairement au delta PP. De plus cela permet d’éviter un remplissage vasculaire réel parfois inutile voir délétère en situation de pré-charge indépendance.

LIMITES

Cette manœuvre peu être douloureuse, notamment chez les patients ayant subit une chirurgie abdominale, entrainant une stimulation du système sympathique et donc une élévation de la tension (faux positif)

De plus les effet du LJP sont dépendant de la volémie totale du patient, ainsi si celle ci est trop faible (hypovolémie sévère) la réponse hémodynamique sera moindre voir nul (faux négatif)

Les syndromes de compartiment abdominal sont une limite également car l’augmentation des résistances (par compression des territoires splanchniques) freine le retour veineux (faux négatif) et la mobilisation peu entrainer une réponse du système sympathique, faussant l’interprétation.

NB :  Pour que le test de lever de jambes passif garde toute sa valeur prédictive, il est nécessaire de réaliser la manœuvre en partant d’une position semi-assise à 30-45° et non pas depuis une position de décubitus dorsal. En effet, si le lever de jambes passif est réalisé en transférant le patient depuis la position totalement horizontale vers la position où les membres inferieurs sont surélevés à 45°, l’augmentation de la précharge cardiaque et l’augmentation du débit cardiaque qui en résulte en cas de réserve de précharge sont moindres que lorsque la position initiale du patient est une position semi-assise (tète et tronc à 45°). En effet, dans ce dernier cas, la manœuvre de lever de jambes passif consiste en une rotation de l’ensemble du corps qui mobilise vers le compartiment intra-thoracique non seulement le sang veineux contenu dans les membres inferieurs mais aussi celui contenu dans le vaste réservoir splanchnique. Le test devient ainsi plus sensible et permet une prédiction plus fiable de la réponse au remplissage que si la position initiale du patient était une position de décubitus dorsal total

CONTRE INDICATION

Tout les patient souffrant d’HITC

 

 

 

 

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